La sécurité et les négociations de paix

La sécurité d’Israël est le fondement de tout effort réussi afin de résoudre le conflit israélo-palestinien.
Tout accord de paix s’effondrerait probablement dans le cas d’une attaque terroriste ou d’une invasion militaire que l’accord aurait largement permis de se réaliser.

Et ce n’est que lorsque la question de la sécurité est traitée de façon satisfaisante, que les dirigeants possèdent le capital politique nécessaire permettant de résoudre les principales questions en suspens dans le conflit.

Même si la sécurité est souvent présentée comme une préoccupation particulière aux Israéliens, un futur état de Palestine serait affecté par les mêmes nombreuses menaces, et aurait un intérêt commun à trouver des moyens pour les contrer.

La sécurité est particulièrement importante dans une région imprévisible, avec de nombreuses forces hostiles qui probablement se consacreront à renforcer les extrémistes et ébranler tout accord de paix. Ni l’une ni l’autre des parties ne peut se permettre d’être naïf sur les menaces auxquelles elles sont confrontées.

Les menaces auxquelles doit faire face Israël sont réelles et sérieuses. Donc du point de vue israélien, tout accord de paix ne doit pas entraver la capacité d’Israël à se protéger contre ces mêmes menaces, et doit dans l’idéal renforcer les capacités d’Israël.

Depuis la création d’Israël en 1948 et jusqu’à la guerre de 1967, la stratégie d’Israël en matière de sécurité a été dominée par la doctrine de la prévention.

Parce qu’Israël était tellement petit et étroit, et parce que les centres de population d’Israël étaient tellement proches des frontières des pays ennemis, Israël a été contraint d’entrer en guerre sur les territoires de ses ennemis par le biais d’attaques préventives.

Cette approche a protégé Israël au cours des deux premières décennies. La victoire d’Israël durant la guerre de 1967 lui a donné le contrôle de la Cisjordanie, la bande de Gaza, et d’autres territoires, apportant à Israël des territoires pouvant faire tampon contre des attaques à l’Est, au Sud et au Nord et donnant lieu à une nouvelle stratégie de « profondeur stratégique territoriale ».

La stratégie a été conçue à une époque où la menace principale contre Israël venait d’une attaque militaire classique et en particulier à partir de chars et de troupes au sol appartenant à plusieurs pays arabes le long de sa frontière orientale.

La notion de profondeur stratégique territoriale est utilisée pour justifier la présence militaire d’Israël dans une grande partie de la Cisjordanie, y compris la vallée du Jourdain, afin de repousser des troupes terrestres venant de l’Est et réglementer la contrebande provenant de Jordanie avec une enveloppe territoriale élargie autour de sa capitale,

Dans la mesure où Jérusalem se trouve le long de la ligne de 1967 et pourrait se retrouver immédiatement exposée à une attaque, un territoire tampon a été décrété le long de la ligne de 1967 afin de protéger les importantes infrastructures israéliennes et les centres de population, par la crête montagneuse de Judée qui surplombe une grande partie de la population israélienne et ses centres économiques ainsi que l’aéroport Ben Gourion ; un long couloir le long de la Cisjordanie permet de mobiliser des troupes au niveau de la rivière du Jourdain et par le réseau routier de la Cisjordanie, afin de déplacer rapidement les forces sur l’ensemble du territoire.

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